L'austérité détruit les emplois

Aide à l’emploi et économie des régions

Les libéraux foncent tête baissée sans se soucier des effets collatéraux de leurs compressions sauvages sur les travailleuses, les travailleurs, les chercheurs d’emplois, les économies régionales…

Voyons cela de plus près

Emploi-Québec est contraint de prendre des mesures crève-cœur qui affectent les plus vulnérables pour absorber les coupes de 16,5 millions de dollars au Fonds de développement du marché du travail (FDMT).

Exemples des mesures :

  • Annulation de l’augmentation du financement des organismes communautaires;
  • Réduction de 52 à 30 semaines de la durée maximale des subventions salariales des entreprises d’économie sociale;
  • Coupes de 2 millions dans le budget du programme PAAS-Action, qui s’adresse à des personnes aux prises avec un problème de santé mentale ou un handicap;
  • Abolition du programme Alternative Jeunesse d’Emploi-Québec:
    • le programme majorait les prestations d’aide sociale d’environ 80 $ par mois pour les jeunes de moins de 25 ans qui veulent se sortir de l’aide sociale et retourner aux études;
  • Abolition de la mesure Supplément de retour au travail :
    • un montant de 500 $ accordé aux personnes qui trouvent un emploi d’une durée d’au moins 30 heures par semaine.

Les 120 centres locaux de développement sont aussi remis en question et pourraient être abolis.

Concrètement, le réseau des centres locaux de développement, c’est :

  • Un soutien important qui aide les entrepreneurs à se lancer en affaires et qui constitue un vecteur important de développement des régions;
  • Une expertise de milliers de bénévoles, souvent des entrepreneurs, des représentants municipaux, des élu-es;
  • Un réseau pour agir sur le terrain;
  • Une occasion de réseautage pour la relève entrepreneuriale et l’accès à des mentors.

L’offre de formation est menacée

Les entreprises dont la masse salariale s’élève à 1 million de dollars et plus doivent consacrer 1 % de cette somme à la formation de leurs employé-es en vertu de la Loi sur la formation de la main-d’œuvre (communément appelée loi du 1 %).

Un gouvernement à la solde du patronat

Le gouvernement joue un double jeu en clamant l’importance de la qualification de la main-d’œuvre et en flirtant avec l’idée d’abolir cette loi pour satisfaire les employeurs.

Pourtant :

  • La loi du 1 % prend toute son importance dans le contexte de concurrence mondiale;
  • Elle constitue un outil efficace de développement de la main-d’œuvre;
  • Aucune économie réelle ne peut être engrangée par le gouvernement en l’abolissant, puisque ce sont les employeurs qui en assument les coûts;
  • L’abolition de la loi aurait un impact majeur dans les régions, puisqu’elle entraînerait une baisse considérable des sommes allouées à la formation pour les entreprises et la main-d’œuvre en emploi.

Des répercussions positives tangibles

Durant la crise financière de 2008, des entreprises ont bénéficié de sommes grâce à la loi du 1 %. Les travailleuses et les travailleurs, devenus plus polyvalents, ont pu occuper plusieurs postes dans l’entreprise ou se retrouver rapidement du travail ailleurs en raison des qualifications acquises. La formation suivie leur évitait le recours à l’assurance-emploi ou encore en diminuait la durée.

Dernière mise à jour : 3 novembre 2014